Inauguration du 69e congrès FAFA/VDFG

Contexte 

  • Le congrès se tient à Nantes qui fête en 2025 les 60 ans de son jumelage avec Sarrebruck et renforce son partenariat avec Hambourg.

  • L’événement réunit des acteurs politiques, associatifs, économiques, institutionnels, des étudiants, venus de toute la France, d’Allemagne et d’autres pays d’Europe, autour du thème : « La relation France-Allemagne : tous acteurs ».

  • Il se déroule dans un contexte géopolitique, numérique et écologique complexe, appelant à l’innovation dans la coopération franco-allemande.


Points communs des discours d’ouverture

  • Valorisation de la société civile : chaque intervenant salue le dynamisme, l’engagement bénévole et le rôle concret de la société civile, moteur essentiel du rapprochement franco-allemand et européen.

  • Importance du dialogue, de la mémoire et de la transmission : références à l’histoire (guerres, traités, anciens maires investis dans la coopération, anecdotes familiales franco-allemandes), à la pédagogie (jeu Napiturillon(TM), expositions, témoignages personnels) et à la nécessité de transmettre les valeurs de réconciliation et d’Europe aux jeunes générations.

  • Les jumelages sont présentés comme un pilier historique, toujours vivant et essentiel pour tisser des liens.

  • Valorisation de l’expérience locale et du rôle des collectivités et des territoires dans le portage du projet européen.


Messages des principales personnalités (extraits et thèmes majeurs)

  • Jean-Michel Prats (FAFA), Président de la FAFA pour l’Europe ouvre en insistant sur la nécessité de faire vivre une relation franco-allemande inventive, ouverte, ancrée dans la société civile et les territoires.

  • Sylvaine Mody, Vice-présidente de la  VDFG (message aussi au nom du président, absent ) : rappelle la profondeur historique de la coopération, la confiance réciproque et les valeurs portées depuis la réconciliation de 1958. Appelle à affronter ensemble les épreuves du monde actuel et insiste sur l’importance de l’engagement des jeunes.

  • Stephan Steinlein , Ambassadeur d’Allemagne félicite la mobilisation associative unique entre nos deux pays, qui n’a pas d’équivalent dans aucune autre relation bilatérale ; évoque les défis européens (guerre en Ukraine, montée de l’extrême droite, crise de la démocratie, nécessité d’agir communément en matière de défense, IA, industrie, climat), et se montre optimiste sur la capacité à traverser ces crises avec le “réflexe franco-allemand”. Souligne que le partenariat franco-allemand ne signifie pas toujours d’être d’accord, mais de savoir dialoguer et rechercher des compromis.

  • Florence Mayol-Dupont, Conseillère diplomatique du Préfet de la Région des Pays-de-le-Loire  partage une expérience personnelle de jumelage, rendant hommage à l’action de plus de 40 000 bénévoles, 2 200 jumelages franco-allemands, soulignant la longévité et la force du tissu associatif. Rappelle les instruments récents (fonds citoyen franco-allemand, Assemblée parlementaire franco-allemande, renouveau institutionnel).

  • François de Rugy, Vice-président Région Pays de la Loire , chargé de l’Europe rappelle l’importance de la paix, du dépassement des haines passées, le rôle protecteur de l’euro, la nécessité de coopération (y compris stratégique, universités, décarbonation…), l’admiration pour la capacité allemande au compromis politique et la nécessité de tirer le meilleur des deux pays tout en faisant face aux défis géopolitiques actuels.

  • Yves Pascouau, représentant Ville de Nantes et Métropole : insiste sur l’enracinement de l’Europe et de l’Allemagne à Nantes (via notamment la Maison de l’Europe Europa Nantes, le CCFA), l’importance des jumelages et de la coopération civile, l’innovation malgré les difficultés politiques dans certaines villes partenaires (ex : suspension du jumelage avec Tbilissi au vu de la situation en Géorgie).


Enjeux et perspectives abordés

  • Tables rondes et plénière abordent : éducation, énergie et souveraineté, intelligence artificielle, politique européenne, bilan du Traité d’Aix-la-Chapelle, transition écologique et défis interculturels, rôle des associations et de la société civile dans l’innovation politique.

  • Appel fort à garder vivante la société civile, moteur du projet européen, et à renforcer la défense, la compétitivité économique, le partage des valeurs de la démocratie tout en restant ouverts au débat mais déterminés à dépasser repli et fragmentation.


Conclusion 
Le congrès est marqué par :

  • une reconnaissance unanime du rôle central des réseaux de la société civile,

  • un appel au courage et à l’innovation face aux incertitudes actuelles,

  • la conviction que l’avenir du projet européen dépend d’un engagement partagé à tous les niveaux – du local au transnational – pour affronter crises, guerres culturelles et défis démocratiques, tout en valorisant les réussites concrètes du partenariat franco-allemand.